Presse

139% : le mobilier design cent pour cent récup du Jura
Éric Vandroux s'est lancé il y a quelques mois dans l'aventure de l'entreprise avec la création
de 139 %. Ce passionné de bricolage (il a construit sa maison) et de nature a une formation d'opticien, métier qu'il exerce pendant 15 ans. Attiré par la création, il rejoint l'entreprise polinoise Zenka, spécialisée dans la création de lunettes. Dans ses moments de loisirs, il utilise la récupération des déchets de fabrication de la découpe chimique des montures pour réaliser un abat-jour : c'est le déclic. Au changement de propriétaire de son entreprise, « l'apprenti créateur » quitte son emploi pour lancer 139 %. Ce sigle est tout simplement issu du 100 % récup associé à 39 (Jura). « J'ai sans doute gardé mon âme d'enfant car dès que je vois un objet, je l'imagine dans un autre cadre ou une autre fonction » indique Éric. « Avec le carton, qui se travaille facilement, j'ai réalisé des fauteuils, avec un support métallique et des chutes de bois, une table… ».Éric Vandroux présente son travail ce week-end au salon Innovia.
139 % : des meubles à fabriquer soi-même pour faire un carton
Éric Vandroux aide sa première stagiaire, Françoise Grosjean, à la création d'un petit meuble
Installé depuis début décembre à Lons, l'atelier-magasin de l'entreprise 139 % s'ouvre aussi au grand public pour des stages de création de mobilier et objets de décoration en carton.
Complètement dans l'air du temps, Éric Vandroux et son épouse Valérie se sont lancés au début du mois de décembre dans la création-fabrication de mobilier et d'articles de décoration à partir de matériaux de récup'sous le nom de 139 %.
Des articles que les Jurassiens avaient pu découvrir lors des salons Made in Jura et Innovia. Désormais, ils les vendent dans une boutique-atelier à Lons-le-Saunier. Mais pas seulement : Éric a décidé de transmettre son savoir-faire au grand public, via des stages. Trois formules sont proposées pour découvrir le B.A.-ba de la technique : initiation (pour les tout débutants en loisirs créatifs, 6 heures pour créer de petits objets, boîtes, vases et tabourets, 90 euros), découverte (12 heures pour fabriquer une pièce de taille moyenne, petite table ou chevet, 180 euros) et conception (apprentissage en 30 heures de toute la méthode, de la feuille de carton au meuble, 330 euros). Il faut dessiner le patron, découper, monter les trois façades et ensuite décorer. Le résultat est étonnant : coloré, écologique et économique, accessible à tous… et surtout étonnant. « Oui, on peut vraiment s'asseoir dans un fauteuil en carton, c'est très résistant ! s'amuse Éric. Tout est une question de sens dans lequel on place les feuilles de carton. »
Les stagiaires réalisent leurs heures sur place en permanence, sur les horaires d'ouverture, y compris entre midi et deux. « C'est assez libre, reprend le designer récup', facile à adapter à son emploi du temps. Les gens peuvent venir comme ils le souhaitent, je n'attends pas qu'il y ait quatre personnes pour ouvrir un atelier. »
Pour Éric Vandroux, Lédonien pure souche, la création de meubles récup a commencé à la maison. « Au début c'était pour m'amuser, raconte-t-il. J'ai appris seul avec des bouquins et Internet, puis j'ai pris des cours à Lyon, à l'Atelier Carton rouge. » Il était alors créateur de lunettes à Poligny, elle employée à la fromagerie Bel.
En juin, ils ont décidé de tenter une reconversion. « On a d'abord voulu voir, se faire connaître. Vus les retours positifs, on a osé. »
Leur première « disciple », stagiaire « découverte » pour douze heures, s'est attelée à la création d'un petit meuble design. « J'ai eu un coup de foudre pour la discipline ! explique Françoise Grosjean, commerçante à Lons. J'avais vu qu'on pouvait apprendre à fabriquer soi-même des meubles en carton, à la télévision, mais jamais je n'aurai imaginé qu'il y aurait des cours à Lons ! » Habituée des loisirscréatifs, elle se débrouille d'ailleurs plutôt bien. Outre le carton, Éric Vandroux travaille le bois, le métal, différentes structures et objets usagés. « Je les récupère chez des associations contre le gaspillage et les cartons chez des commerçants. Je viens de faire le tour des garagistes car ce que je cherche, ce sont des feuilles de carton de grande dimension. Les professionnels s'y retrouvent : je les en débarrasse alors qu'il leur faut payer pour les faire enlever. Si vous pouvez faire passer le message ! »
Visionner vidéo France 3
cliquer ici

|